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Les mariages pourraient reprendre à partir du 19 mai

Les négociations avec le gouvernement laissent espérer une reprise de l’activité progressive pour le secteur, selon l’Union des professionnels solidaires de l’événementiel (UPSE).

Le nombre d’invités sera d’abord limité à 35% avant de passer à 50% en intérieur et 65% en extérieur le 9 juin. Toutes les restrictions seront ensuite levées le 30 juin.

« Ça nous remet du baume au cœur », se réjouit Mélissa Humbert-Ferrand présidente de l’Union des professionnels solidaires de l’événementiel (UPSE). Alors que les perspectives concernant la tenue des mariages les prochains mois semblaient encore au point mort après les annonces d’Emmanuel Macron, les négociations entre le gouvernement et les professionnels du secteur laissent espérer une reprise d’activité à partir du 19 mai.

« Selon les discussions en cours avec le gouvernement, les lieux recevant du public pour les mariages pourraient rouvrir à partir du 19 mai », explique au Figaro Mélissa Humbert-Ferrand. Cette annonce devrait être confirmée de manière officielle par le premier ministre dans la semaine, selon elle. Les lieux concernés par cette réouverture sont majoritairement les ERP de type L comme les salles de réunion, de conférence, de spectacle, les salles de projections ou encore les salles polyvalentes de plus de 1200 mètres carrés.

Toutefois, à l’image du déconfinement progressif, la reprise des mariages ne se fera pas sans quelques mesures de restrictions qui seront levées au fil des semaines en fonction de la situation sanitaire. Dans un premier temps, une jauge sera imposée quant au nombre d’invités. Elle sera fixée à 35% de la capacité du lieu de réception en intérieur comme en extérieur, avant de passer le 9 juin à 50% en intérieur et 65% en extérieur. Le 9 juin marquera également la possibilité pour les mariés et leurs convives de dîner à l’intérieur, ce qui est pour l’instant interdit. Enfin, toutes les restrictions seront levées le 30 juin. Autre victoire remportée par les professionnels du secteur : les chapiteaux seront considérés comme des lieux extérieurs alors qu’ils étaient assimilés à des espaces intérieurs empêchant donc d’y dîner.

Des incertitudes demeurent

Les discussions se poursuivent avec le gouvernement car deux points restent encore à confirmer. D’une part, celui du couvre-feu qui passera à 21 heures le 19 mai et à 23 heures le 19 juin. Mais s’appliquera-t-il pour les mariés et leurs invités en train de faire la fête ? « A priori, de ce que nous a dit le ministère de l’Économie, comme le couvre-feu s’applique aux déplacements, il ne devrait donc pas concerner les personnes présentes à un mariage tant que celles-ci restent sur place. Elles ne devraient pas être obligées d’aller se coucher à 21 heures. Mais la question reste en suspens pour ceux qui voudront quitter la réception et rentrer chez eux », indique Mélissa Humbert-Ferrand. La fédération ignore également si l’ouverture des salles de réception sera permise uniquement pour les mariages ou si elle sera étendue aux autres événements notamment professionnels.

Ce calendrier dévoilé par la Fédération le week-end dernier est un véritable soulagement pour les mariés dont certains en sont à leur troisième report depuis le début de la crise sanitaire. Beaucoup avaient d’ailleurs consenti à réduire la liste d’invités espérant que cette concession leur permettrait de célébrer leur union dès le printemps. « En moyenne en France les mariages réunissent 110 invités mais nous avons constaté depuis le début de la crise que ce nombre était le plus souvent redescendu entre 50 et 80 personnes », selon l’UPSE.

« Ça allait nous achever »

Plus encore que les couples, c’est tout un secteur qui voit ces perspectives comme un immense soulagement. D’autant plus que le mois de mai marque le début de la saison jusqu’à septembre. En juin, 40.000 mariages sont ainsi attendus. Depuis peu, de nombreux couples avaient décidé d’annuler leur réception après plusieurs annulations, perdant espoir de voir leur cérémonie se tenir dans les mois à venir. De même que les nouvelles réservations se faisaient rares. Ces annulations se sont multipliées juste après les annonces du président de la République qui ne laissaient pas entendre une possible reprise des mariages dans l’immédiat.

« Nous étions très inquiets car toutes ces annulations impliquent des acomptes à rembourser à nos clients et malgré l’accès au fonds de solidarité ce n’est pas suffisant pour tous les rembourser », explique Mélissa Humbert-Ferrand. D’autant que « le secteur compte beaucoup de jeunes entreprises qui ont investi pour se lancer et contracté des prêts avant la crise. Or, ces derniers doivent commencer à être remboursés et cela allait nous achever si nous n’avions pas de rentrées d’argent », ajoute-t-elle. Et de conclure : « C’est une bouffée d’oxygène et on se dit que finalement la vie va reprendre, les mariages sont sauvés et nos entreprises aussi !».

Les mariés devront néanmoins se montrer patients car la liste des cérémonies en attente est longue. Pour certains, c’est vers 2023 qu’il faut désormais regarder pour espérer pouvoir célébrer leur union, les réservations se multipliant déjà pour 2022. De quoi laisser du temps pour organiser le plus beau des mariages.

 

© 05/2021

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